Tout savoir sur la Boucle à Induction Magnétique

Le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie publie un document complet sur la Boucle à Induction Magnétique (BIM), appelé « La BIM en question ».

Cette technologie, qui ne date pas d’hier, permet de diffuser un flux audio de qualité directement sur les appareils auditifs des personnes munies d’un tel appareil (donc les personnes ayant une déficience auditive), dans un espace limité à l’échelle d’une salle.

Le principe est simple : un fil est relié à un amplificateur qui récupère l’audio des microphones utilisés par les conférenciers. Ce fil électrique est installé tout autour d’une salle (par exemple une salle de conférence) et émet un signal magnétique basse fréquence. Cette transmission magnétique est alors captée par les appareils auditifs disposant d’un mode « T » ou « TM ». La personnes déficiente auditive reçoit alors un son de qualité dépourvue des bruits de la salle. Cette solution est extensible donc le volume à couvrir n’est pas un facteur limitant ; le coût de l’infrastructure n’est toutefois pas négligeable.logo Boucle à Induction Magnétique

Certaines administrations recevant du public disposent d’une telle solution et sont signalées par un logo bleu représentant une oreille barrée avec la lettre T, et quelques fois avec la mention « Espace adapté aux malentendants ».

On peut noter que l’effet de bord de cette solution est la confidentialité des informations transmises. En effet, si l’on installe une telle solution dans une salle où la confidentialité est indispensable (tribunal, organe étatique,  entreprise à activité sensible ou stratégique, …), il faudra s’assurer que les ondes ne puissent pas être captées en-dehors de l’espace autorisé. Il faudra alors installer une sorte de « cage de Faraday« .

Ce guide est notamment à destination des entreprises pour leur permettre de mieux appréhender l’accueil des personnes ayant une déficience auditive.

Téléchargez le document PDF « La BIM en questions » sur le site du Ministère.

Source : La lettre de l’Ad’AP n°7