Accessibilité Web – Les outils

Les normes éditées doivent être prises en compte par les outils utilisés pour pouvoir rendre un contenu web accessible, et ce à tous les niveaux. Précisons que les éléments du site ou de l’application Web devant être accessibles sont ceux reçus et interprétés par l’agent utilisateur (voir définition plus bas). Les programmes utilisés par le serveur n’ont pas à être accessibles pour le visiteur, ils peuvent/devraient toutefois l’être pour les gestionnaires du site.

Voyons qui ils sont et à quoi ils servent.

Côté utilisateur

L’agent utilisateur

C’est le logiciel qui fait l’interface entre l’utilisateur et le site web (ou l’application web). L’exemple le plus parlant est le navigateur (ex. : Mozilla Firefox, Apple Safari, Google, Chrome, Microsoft Internet Explorer, Opera, Konqueror, …) qui permet de naviguer sur les pages web en passant de lien en lien. Le logiciel interprète le code de la page Web (en HTML, CSS, …) pour donner un rendu visuel, auditif, … Cette interprétation et le respect des règles édictées par le W3C ne sont forcément parfaits ; de plus, la version des règles appliquée est liée à la version du navigateur, ainsi un vieux navigateur ne connait pas les dernières règles. Pour cela, et pour corriger d’éventuels problèmes il est important d’avoir un navigateur récent.

 L’assistance technique

Ce logiciel vient compléter les autres logiciels installés sur l’ordinateur pour apporter des possibilités d’accessibilité. Il faut voir cet outil comme un greffon qui va rendre accessible (de façon plus ou moins bonne) le poste informatique et les autres logiciels à l’utilisateur handicapé. Ce logiciel n’a donc aucun intérêt lorsqu’il est utilisé seul. L’exemple typique est le lecteur d’écran (JAWSNVDA, …) qui consiste à utiliser une voix de synthèse pour lire tous les éléments de texte et d’interaction affichés à l’écran. D’autres outils permettent d’améliorer l’affichage du texte (comme la loupe présente dans tous les systèmes, qui grossit le texte selon son problème visuel).

 

Côté créateur

Le développeur

Le professionnel qui va développer le site ou l’application Web doit être sensibilisé à l’accessibilité au plus tôt. Constat est fait que c’est très rarement le cas des agences Web, au moins en France, malgré le marché des sites publics devant respecter le RGAA (voir plus haut) ! Il aura donc à cœur de respecter – au mieux et selon le niveau exigé par le client – les normes en la matière (W3C, législation nationale en vigueur, …). S’il utilise du code écrit par d’autres (comme les librairies de fonctions, les moteurs de rendus, les frameworks, …) il devra privilégier là-aussi le respect des normes d’accessibilité pour les éléments envoyés au navigateur. Il est concerné par ces normes notamment dans l’utilisation du langage JavaScript qui permet d’interagir avec les éléments de la page Web directement dans le navigateur.

L’intégrateur

Le travail de l’intégrateur Web est de transformer les maquettes graphiques en langage compréhensible par le navigateur. Il va découper les éléments multimédia (textes, images, sons, vidéos, animations)  en respectant la mise en page spécifiée et en utilisant les langages du Web (HTML, CSS, …). Il a une lourde tâche car il doit en même temps respecter les normes d’accessibilité, de référencement et d’ergonomie.

L’utilisation d’un gestionnaire de contenu

Un système de gestion de contenu (en anglais CMS – Content Management System) est une application Web qui permet de créer et gérer relativement facilement et rapidement un site sans avoir à le développer de zéro. L’application va vous permettre de concevoir l’organisation de vos informations selon des modèles prédéfinis et modifiables, et de gérer celle-ci au quotidien avec des outils d’édition relativement simples. Il existe une multitude d’outils CMS et leur possibilités et complexité dépendent de vos besoins (site vitrine, blog, e-commerce, …). Parmi les CMS libres, les plus populaires sont WordPress (utilisé pour ce blog) et Drupal. Malheureusement les modèles (ou templates pour les anglophones) disponibles en standard ne sont pas accessibles ; et ceux qui le sont sont rarement maintenus. Si vous voulez donc que votre site respecte les normes d’accessibilité, il faudra modifier voire redévelopper un modèle vous-même. Certains prestataires proposent des modèles payant respectant l’accessibilité, comparez, testez-les et assurez-vous d’un des mises à jour sont prévues. Rappelez-vous qu’un site Web n’est jamais figé, les technologies Web encore moins !

Les pièges

Dans les pièges à éviter, on notera le format Flash d’Adobe (créé par Macromedia il y a plus de 10 ans…). Ce module qui s’installe dans chaque navigateur permet de produire de simple animations graphiques jusqu’à des applications puissantes. Malheureusement l’ensemble est encapsulé dans dans un module qui n’est pas accessible par les outils d’assistance technique vus plus haut (ni par les moteurs de recherche d’ailleurs. Les nouvelles normes du W3C (HTML 5, CSS 3, SVG, …) vont graphiquement beaucoup plus loin qu’avant et permettent de pousser Flash vers la sortie, même si Adobe (qui avoue lui-même la non accessibilité du format Flash) continue de maintenir cette technologie (sauf pour le mobile). Donc évitez autant que faire ce peut ce format (même pour la vidéo, ce qui évite d’utiliser un lecteur lui aussi Flash).

Voyez la page de l’APRIL concernant le format Flash et les problèmes qu’il pose.

— dossier en cours de rédaction —

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